
Dans le premier volet consacré à ce projet, publié en avril 2026, la charge utile se trouvait encore en phase de fabrication, de montage et d’ajustement. L’intégration électronique et les essais restaient à réaliser.
Ces étapes sont désormais achevées : baptisée Prometheus, la charge utile est aujourd’hui opérationnelle. Elle a été déployée et testée sur l’Etna.
Je suis fier de présenter ce système développé pour l’équipe des sciences de la Terre de l’Université de Genève.
Prometheus s’inscrit dans la continuité du projet AeroVolc et des précédents dispositifs embarqués de collecte et de mesure développés par Przemyslaw M. Kornatowski. Ces travaux ont notamment fait l’objet d’une publication scientifique en 2025.
Pour cette nouvelle version, j’ai pris en charge une grande partie du développement technique, de l’adaptation et de l’intégration du système.
L’objectif était ambitieux : réunir, dans une charge utile compacte, différents instruments capables d’étudier les gaz, les particules et les conditions atmosphériques d’un panache volcanique, tout en intégrant un système d’imagerie et un mécanisme de collecte d’échantillons de cendres.
Le développement a ainsi couvert la sélection des composants, la conception de l’architecture électronique, la programmation de l’acquisition et du pilotage des instruments sur Raspberry Pi, la gestion de l’alimentation, la conception mécanique en CAO, le prototypage, l’impression 3D et, enfin, l’intégration complète du système.
Au-delà de ces aspects techniques, il a fallu comprendre les interactions entre l’électronique, le logiciel, la mécanique et les besoins scientifiques, anticiper les incompatibilités et résoudre les difficultés jusqu’à obtenir un ensemble cohérent et opérationnel.
C’est sans doute la principale leçon que je retiens de ce projet : concevoir un système ne consiste pas seulement à faire fonctionner chaque élément séparément, mais à parvenir à les faire fonctionner ensemble.
J’ai également réalisé une documentation technique interne détaillée afin de permettre à l’équipe de comprendre, de maintenir et de faire évoluer le système.
Un grand merci à toute l’équipe des sciences de la Terre pour sa confiance, son expertise scientifique et les échanges qui ont guidé ce développement.
Merci également à l’équipe du FacLab et à David Ott pour leur accueil, leurs conseils et leur aide précieuse au fil des différentes phases de prototypage et d’impression 3D.
Si vous travaillez dans les domaines de la volcanologie, de l’instrumentation scientifique, de l’électronique embarquée ou de l’utilisation des drones pour la recherche, je serais très heureux d’échanger avec vous.